Relevés aériens de gros gibier

Relevés de gros gibier de 2018

Développement durable Manitoba a réalisé des relevés aériens des orignaux dans trois zones de la province l’hiver dernier. Les relevés aériens d’orignaux sont généralement effectués du début de janvier à la mi-février, une fois qu’il y a un minimum de 25 centimètres de couverture neigeuse. Cette quantité de neige aide les observateurs effectuant les relevés à repérer les orignaux.

Résultats du relevé de 2017-2018


Les relevés aériens réalisés en hiver sont l’un des principaux outils que Développement durable Manitoba utilise pour recueillir des renseignements importants sur de nombreuses populations de gros gibier au Manitoba. Les biologistes utilisent des renseignements provenant des relevés, comme la densité des animaux et la composition de la population selon le sexe et l’âge, afin d’évaluer la situation générale d’une population de gros gibier : orignaux, wapitis, cerfs de Virginie, loups gris et caribous des Barren Grounds. Chaque année, les gestionnaires de la faune doivent déterminer les populations à inventorier par avion. Les relevés d’orignaux, de wapitis, de cerfs de Virginie et de loups gris sont généralement menés par zone de chasse au gibier.

La plupart du temps, les besoins en matière de relevés dépassent le budget disponible. La Direction de la faune et de la pêche attribue les fonds du programme de relevés aériens aériens de gros gibier par ordre de priorité. Les besoins en matière de relevés pour l’ensemble de la province sont classés annuellement, puis on respecte l’ordre de priorité. Au moment de déterminer le classement, on tient compte des facteurs suivants :

  • une ou des raisons de croire qu’il y a eu un changement dans la population;
  • l’intérêt public;
  • le fait que la population est soumise à une forte utilisation;
  • la fourniture de données de référence ou l’actualisation des données pour une gestion appropriée;
  • le changement environnemental;
  • l’aménagement paysager.

Actuellement, le budget du ministère permet d’effectuer quatre ou cinq relevés par année. Des conditions sous-optimales peuvent empêcher de survoler une zone de relevés déterminée hautement prioritaire. Si cela se produit, le ministère tentera de remplacer ce relevé par un autre.

En 2018, la province prévoit effectuer les relevés suivants, présentés par ordre de priorité, pour autant que les budgets et les conditions le permettent (voir les restrictions ci-dessous) :

  • zone de chasse au gibier 7 – orignal – région du Nord-Ouest;
  • zones de chasse 18, 18A, 18B et 18C (Duck Mountain) – wapiti – région de l’Ouest;
  • zones de chasse 21, 25 et 25A (Entre-les-Lacs sud) – wapiti – région du Centre;
  • zone de chasse au gibier 17A – orignal – région de l’Est;
  • zones de chasse au gibier 15 et 15A – orignal – région du Centre;
  • zone de chasse au gibier 26 – orignal – région de l’Est;
  • zones de chasse au gibier 16 et 20 (Entre-les-Lacs nord) – wapiti – région du Centre;
  • zones de chasse au gibier 29 et 29A (Turtle Mountain) – cerf, wapiti, orignal – région de l’Ouest;
  • zones de chasse au gibier 35 et 35 A – wapiti – région de l’Est.

Restrictions

  • Une couverture neigeuse d’au moins 25 cm est requise dans l’ensemble de la zone où sera effectué le relevé;
  • la température ne peut être inférieure à -30 °C;
  • les relevés aériens qui concernent les orignaux sont généralement effectués en janvier tandis que ceux concernant les wapitis et les cerfs de Virginie sont effectués en février;
  • les conditions de vol sont sécuritaires.

Méthodes utilisées pour les relevés et évaluation de l’état actuel de la population

Les relevés aériens sont la méthode la plus fiable pour déterminer l’indice de population pour la plupart du gros gibier dans de vastes régions. Les relevés aériens répétés permettent aux biologistes de déterminer les changements dans les tendances des populations au fil du temps et d’évaluer les changements dans les proportions selon l’âge et le sexe. La collecte de données de haute qualité permet aux biologistes de communiquer leurs résultats avec confiance et donne un aperçu de l’efficacité des mesures de gestion.

Les biologistes doivent comparer les résultats de relevés aériens au fil du temps pour surveiller les tendances des populations et ils comptent sur des méthodes qui sont reproductibles et uniformes. Les méthodes utilisées pour faire le suivi des populations de gros gibier au Manitoba varient selon des facteurs comme l’espèce ciblée et la densité de sa population. De nombreuses administrations, dont le Manitoba, utilisent une méthodologie de recensement du gros gibier par blocs aléatoires stratifiés (voir Gasaway et al. [1986] pour plus de renseignements). Le relevé par blocs aléatoires stratifiés est constitué de deux parties : un relevé de stratification suivi par un échantillonnage intensif d’un sous-ensemble de blocs sélectionnés aléatoirement.

Relevé de stratification – L’objectif du relevé de stratification est d’assigner des strates (d’après la densité perçue des animaux, soit en général : élevée, moyenne et faible) pour procéder à l’échantillonnage de blocs dans l’aire où les relevés seront effectués. Un des facteurs les plus importants qui influencent la précision des résultats dans le cadre d’un relevé par blocs aléatoires stratifiés est la qualité de la stratification d’une région. On ne fait appel qu’à des biologistes d’expérience lors des relevés de stratification pour veiller à la cohérence des résultats. Les renseignements, y compris le nombre d’animaux détectés et la densité des traces, recueillis le long des transects des relevés servent à déterminer la densité perçue des animaux dans chacun des blocs d’échantillon relativement à un autre bloc dans la région où les relevés sont effectués. Au Manitoba, les relevés de stratification représentent un peu moins de la moitié de la durée totale des relevés. Il est essentiel de veiller à obtenir la meilleure stratification possible afin de permettre aux biologistes de mieux détecter les changements relatifs à la taille de la population.

Échantillonnage intensif – Les strates sont déterminées à la suite des relevés de stratifications. Puis, l’échantillonnage intensif a lieu. La partie des relevés concernant l’échantillonnage intensif a trait au comptage du nombre d’animaux observés dans des blocs choisis aléatoirement dans chaque strate. En général, environ 20 % de l’ensemble de la zone où les relevés sont effectués est échantillonnée de manière intensive. Le but est de compter tous les animaux dans le bloc de l’échantillon, mais ce n’est pas toujours possible. Comme il existe des facteurs qui influencent la facilité à détecter le gros gibier à partir des airs, les méthodes de relevés sont standardisées pour réduire au minimum nombre de ces facteurs. Par exemple, durant les relevés réalisés en hiver, il est plus facile de détecter les animaux lorsque l’enneigement est élevé. Par conséquent, une profondeur minimale de neige est requise pour qu’un relevé puisse être effectué. Cela permet aussi de veiller à ce que des relevés successifs soient menés dans des conditions semblables, ce qui favorise une meilleure comparabilité des résultats d’une année à l’autre.

Analyse – Après que le relevé est terminé, l’exactitude des données est minutieusement vérifiée et le nombre total d’animaux détectés dans chaque bloc échantillonné pendant l’échantillonnage intensif est utilisé pour produire une estimation de densité pour chaque strate. Les estimations de densité propres à chacune des strates sont ensuite extrapolées pour l’ensemble de la région du relevé afin de produire une estimation ponctuelle avec des limites de confiance statistiques (qui reflètent la précision de l’estimation) pour la zone du relevé. Cette estimation (et les limites de confiance associées) peut alors être comparée aux résultats des relevés précédents si les mêmes méthodes de recensement ont été utilisées. Les estimations produites fournissent des indices de taille de population plutôt que de véritables estimations de la population. Ces dernières requièrent plus de temps et de ressources. La comparaison des estimations d’une année à l’autre permet aux biologistes de surveiller si la population augmente, diminue ou est stable. Lors des relevés aériens d’orignaux, des renseignements additionnels sont recueillis comme les proportions de la population selon l’âge et le sexe. Cela peut enrichir les données sur l’état de la population.

Résultats des relevés de 2017-2018

Résultats des relevés de 2016-2017

Résultats des relevés de 2015-2016

Résultats des relevés de 2014-2015

Les rapports relatifs à la saison de relevés 2017 seront accessibles en ligne à mesure qu’ils seront terminés. Les données seront fournies sur demande à mesure que les rapports seront terminés.

Référence citée : Gasaway, W. C., S. D. DuBois, D. J. Reed et S. J. Harbo. 1986. Estimating moose population parameters from aerial surveys. Biological Papers of the University of Alaska; no 22