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Les articles du blog:

Le 29 septembre 2021

Entrevue avec Gilbert Abraham, survivant du système des pensionnats indiens du Canada, et films des Oblats de Marie Immaculée – Soumis par Gilbert Comeault, ancien archiviste, Archives du Manitoba

Le présent soumission traite de sujets pouvant être traumatisants pour le lecteur. Une ligne d'écoute téléphonique des pensionnats indiens a été établie au niveau national pour offrir un soutien aux anciens élèves des pensionnats indiens. Appelez la ligne d'écoute téléphonique au 1-866-925-4419  si vous ou quelqu'un que vous connaissez souffre d'un traumatisme en lisant le contenu de ce blogue.

« Lorsque j’ai commencé un programme de maîtrise à l’Université du Manitoba à la fin des années 1960 et au début des années 1970, je me souviens que l’une des rares fois où j’ai abordé le sujet des Premières Nations c’est dans le contexte de l’histoire de la Nouvelle-France. Après 1760, silence total sur le sujet, comme si les Premières Nations avaient cessé d’exister. Elles ont glissé dans l’anonymat, voire sombré dans l’oubli. Même les cours spécialisés de maîtrise au Manitoba et dans l’Ouest canadien ne traitaient pas de ce passé, et encore moins du présent.



« Ce n’est qu’en 1985 que ce sujet a commencé à présenter de l’intérêt pour moi, et ce, à cause d’un programme d’histoire orale des Archives du Manitoba qui comprenait des ateliers. Pour mettre en pratique ce que je prêchais, j’ai réalisé quelques entrevues, dont l’une a survécu.



« Le sujet des pensionnats autochtones n’était pas nouveau pour certains d’entre nous. Mais il l’était pour moi. En 1985, j’ai commencé une entrevue avec Gilbert Abraham, de la bande Saulteaux de la nation Ojibwée. Il m’a parlé de son enfance dans un pensionnat autochtone où il a été agressé sexuellement de toutes les façons possibles, où on lui lavait la bouche avec du savon s’il parlait sa langue natale, où il était traité de païen et où il devait travailler sept jours sur sept à jardiner en été et à effectuer diverses tâches en hiver. Le traumatisme de son enfance a commencé lorsqu’il a été séparé de sa famille et de ses proches.



stack of audio cassettes
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Archives of Manitoba, Interview with Gilbert Abraham, 1985, C279.

« Je me souviens aussi du père Adrien Darveau, O.M.I., de la paroisse Saint-Pierre-du-Lac-Caribou de Lac Brochet, qui a communiqué avec moi au sujet d’un film 16 mm dont il souhaitait obtenir une copie vidéo. Quand il est venu chercher la copie VHS aux Archives, nous avons regardé le film ensemble. Le père Darveau m’a expliqué que les enfants autochtones montaient à bord d’un hydravion qui les emmenait à un pensionnat autochtone situé à environ 400 milles (645 km) de chez eux. Souffrant de la tuberculose, mourant de malnutrition ou abandonnés, certains de ces enfants ne reviendraient pas. Parfois, les jeunes qui rentraient chez eux ne pouvaient parler que l’anglais alors que les parents ne parlaient que le cri. Dans ce film, on pouvait voir des parents debout sur les rives du lac Brochet, regardant leurs enfants monter dans un hydravion et laisser leur enfance derrière eux. »



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black and white image of men standing on a dock
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Archives of Manitoba, Oblates of Mary Immaculate collection, screenshots from St. Peter's Mission, Reindeer Lake (St. Pierre du Lac Caribou) film, 1948, V82.


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27 août 2021

Deux photographies de l’épave du navire Cam Owen de la Compagnie de la Baie d’Hudson, prises en 1889 par James McDougall, inspecteur de poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson – Soumises par Jean-Luc Pilon, ancien conservateur, Archéologie centrale, Musée canadien de l’histoire

« Au début des années 1980, j’ai effectué une recherche archéologique le long de la rivière Severn dans l’extrême nord-ouest de l’Ontario. J’avais alors entendu parler des épaves se trouvant au nord‑ouest du Fort Severn, en direction de la frontière du Manitoba. Je m’intéressais à l’histoire autochtone ancienne de la région et je n’avais jamais visité ces épaves. En 2017, j’ai eu la possibilité de retourner à Fort Severn. Cette fois‑là, l’omniprésence des véhicules tout‑terrain nous a permis de nous rendre sur les lieux d’une demi‑douzaine d’épaves le long de la côte. Trois de ces épaves semblaient appartenir au même navire à voile à coque de bois. Ces trois sites étaient disséminés le long d’un segment de deux kilomètres de la même plage surélevée, qui se trouve aujourd’hui à plus d’un kilomètre du rivage de la baie d’Hudson. D’après les observations préliminaires, ces épaves dataient de la deuxième moitié du XIXe siècle.

« En 2014, Anthony Dalton a publié un ouvrage sur les épaves de la Compagnie de la Baie d’Hudson intitulé The Fur-Trade Fleet: Shipwrecks of the Hudson’s Bay Company. Son ouvrage m’a aidé à circonscrire mes recherches sur l’identité du navire, qui ont conduit à établir qu’il s’agissait le plus vraisemblablement du Cam Owen. Ce brigantin à deux mâts était l’un des rares navires de la flotte de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui a été construit au Canada, plus précisément à l’Île‑du‑Prince‑Édouard en 1883. Trois ans plus tard, le navire a fait naufrage durant une violente tempête près du cap Churchill, au Manitoba. Selon les recherches de Dalton, "la glace l’a emporté pour un ensevelissement privé en mer". C’était, semble‑t‑il, ce qui s’était passé. Une recherche dans les Archives en ligne de la Compagnie de la Baie d’Hudson a conduit à une découverte incroyable : deux photographies (ACBH 1987/13/043 et ACBH 1987/13/044) montrant ce que l’on a établi être l’épave du Cam Owen, qui ont été prises par James McDougal en 1889 alors qu’il se rendait de York Factory à Fort Severn. Les cadènes en fer plié (auxquelles les mâts sont attachés) que l’on voit clairement sur les photographies de McDougall sont identiques à celles des épaves que j’ai visitées. Plus important encore, McDougall a indiqué que l’épave se trouvait près de "Sandy Head, baie d’Hudson".



« À l’automne 2017, j’ai passé un après-midi avec le regretté John Macfie, un ancien employé du ministère des Terres et des Forêts de l’Ontario, qui a photographié deux des coques du navire en 1955 alors qu’il baguait des oiseaux aquatiques migrateurs. À un moment donné, il m’a montré la photo d’une petite colline qu’il a dit s’appeler Oosteguanako oy Oostegwan-aski, qui veut dire "Sand Head". D’après Macfie, ce nom évoquait la forme de la dune. Cette élévation du terrain, si rare dans les basses terres très très plates adjacentes à la baie d’Hudson, se trouvait à quelques kilomètres seulement au nord‑ouest des épaves du navire. De plus, le nom de l’endroit semble être étroitement lié à ce que McDougall a noté dans l’entrée de son catalogue de photographies de 1889. Chris Koostachin de Fort Severn, qui m’a emmené voir les épaves en 2017, m’a informé qu’une colline près d’East Pen Island s’appelle Ooshdikwanahkahk, qui veut dire "plage avec des crânes" et qui atteste, croit‑on de la bataille qui a eu lieu près d’East Pen Island.



« Si McDougall n’avait pas pris ces deux photographies et s’il n’avait pas noté le nom du lieu, on n’aurait jamais déterminé avec certitude l’identité du navire. Bien que le vaisseau n’ait pas servi très longtemps, il fait néanmoins partie de l’histoire de la Compagnie de la Baie d’Hudson, de la traite des fourrures et de la construction navale canadienne. Situé comme il l’est loin des rives de la baie d’Hudson, il est aussi un témoin du paysage dynamique et changeant des basses terres de la baie d’Hudson qui continuent, à ce jour, à se remettre du poids incroyable des glaciers de la dernière période glaciaire qui s’est terminée il y a plus de 10 000 ans, mais dont les effets se font encore sentir dans ces terres éloignées. »



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Le 23 juillet 2021

Photos du Centre manitobain de développement - Fournies par Mary Horodyski, chercheuse et archiviste

« Ces photos montrent les pavillons abritant les résidents du Centre manitobain de développement. Il s’agit d’un établissement sous administration provinciale, fondé en 1890, pour les personnes ayant un handicap, notamment intellectuel. Les photos ne portent pas de date, mais pourraient avoir été prises dans les années 50 ou au début des années 60, lorsque l’établissement portait le nom de Manitoba School for Mental Defectives.



J’ai choisi ces photos en raison de ce qu’elles montrent, mais aussi de ce qu’elles ne montrent pas. Au premier abord, on y voit des chambres propres et bien rangées; les draps et les couvertures sont parfaitement en place. Dans l’une des chambres, on peut voir que le ménage est supervisé par deux femmes en uniforme à l’air dur et pincé. Mais si l’on s’attarde davantage sur les photos, on en vient à se poser de nombreuses questions aux réponses parfois gênantes. »

service institutionnel avec plusieurs lits vides et deux infirmières à l'air sévère
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Archives du Manitoba, Portage La Prairie – Buildings – Provincial – Manitoba School for Mental Defectives [Manitoba Developmental Centre] 19, [19--?]

« On remarque qu’à part le personnel, il n’y a personne dans les pavillons, aucun résident. L’histoire des personnes ayant un handicap intellectuel est souvent décrite comme celle de personnes qui ont été « cachées ». Ces photos démontrent un autre degré de cette ségrégation : ces personnes ne figurent même pas sur les photos de ce qui a été, pour nombre d’entre elles, leur foyer pendant des années. Ensuite, en comptant les lits, il est possible d’évaluer la distance les séparant et de se représenter les conditions de vie, de jour comme de nuit. Dans de nombreux pavillons, 30 à 100 personnes ou plus cohabitaient pendant des années, voire des décennies. On remarque également le manque complet de personnalisation : tous les lits sont identiques, sans aucun objet personnel. Pourquoi y a-t-il des lits de bébé si les jeunes enfants étaient hébergés dans d’autres établissements, comme Saint-Amant? D’autres sources nous apprennent que les lits de bébé étaient occupés par des adolescents et des adultes ayant un handicap physique. Enfin, en regardant de plus près la porte au fond de la salle, on s’aperçoit qu’elle a des barreaux, car les résidents étaient enfermés la nuit. Tragiquement, de telles portes fermées ont contribué à la mort de plusieurs résidents en 1977, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans un des pavillons et que les résidents n’ont pas pu s’en échapper. »

rangées de lits et de berceaux vides
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Archives du Manitoba, Portage La Prairie – Buildings – Provincial – Manitoba School for Mental Defectives [Manitoba Developmental Centre] 16, [19--?]
lits vides
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Archives du Manitoba, Portage La Prairie – Buildings – Provincial – Manitoba School for Mental Defectives [Manitoba Developmental Centre] 18, [19--?]

« Il est difficile de trouver des preuves documentaires de la vie des personnes handicapées et, lorsqu’elles existent, l’accès aux archives est souvent soumis aux lois sur la protection de la vie privée. Quand les dossiers sont disponibles, nous nous devons d’examiner attentivement les preuves existantes, de lire les archives « à contre-courant », comme diraient les historiens, et de les aborder autant que possible du point de vue des personnes handicapées. »1



Références:
  1. ^ Pour en apprendre davantage au sujet du Centre manitobain de développement, consultez le mémoire de maîtrise en arts de Mary Horodyski à l’adresse https://mspace.lib.umanitoba.ca/handle/1993/32118 (en anglais), ainsi que son article « A Very Serious Matter: The Manitoba Government’s Institution for People with Intellectual Disability », paru dans le numéro 1 de Prairie History à l’hiver 2020 (en anglais).


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Le 9 juillet 2021

Atlas d’assurance incendie – Soumis par Jim Blanchard, historien

« J’ai utilisé abondamment les atlas d’assurance‑incendie dans toutes mes histoires de Winnipeg. Un atlas qui s’est révélé particulièrement utile est celui qui contient des cartes montrant le chemin Roslyn et l’avenue River.

« Mon livre intitulé Winnipeg 1912 contient une foule de renseignements sur les dirigeants de la communauté qui vivaient dans ce quartier. Les cartes me permettent de retrouver l’endroit exact où ils vivaient, qui étaient leurs voisins, si leur maison était faite en briques ou en bois, les propriétés qu’ils possédaient et les dépendances qui se trouvaient sur celles‑ci. Ces renseignements sont très importants pour décrire ce groupe de Winnipégois, dont beaucoup avaient de l’influence dans la ville. »

Texte original reçu en anglais.

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Le 11 juin 2021

Documents créés par Peter Fidler alors qu’il travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson – Soumis par Paul Hackett, géographe historien

« Il m’est impossible de choisir un seul document parmi un si grand nombre. J’aimerais toutefois attirer l’attention sur les documents laissés par le traiteur, Peter Fidler, qui datent du temps où il travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson.

 « Ces journaux, lettres, cartes et autres documents donnent un aperçu incroyable de la nature de l’Ouest canadien à l’époque. « Sur le plan personnel, ces documents ont été extrêmement importants pour moi, car ils ont servi de pierre d’assise (et de source d’inspiration) pour ma carrière, alors que je m’intéressais de plus en plus à la propagation et aux répercussions des maladies épidémiques dans les collectivités autochtones à l’époque de la traite des fourrures. »

Texte original reçu en anglais.

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Le 28 mai 2021

Journal d’Annie M. Laycock – Soumis par Jody Baltessen, ancienne archiviste des manuscrits et, plus tard, chef des Documents textuels et services au public aux Archives du Manitoba

« Quand j’ai joint les Archives en 1990, j’avais entre autres tâches celle de gérer les documents des femmes et de leurs organismes. Grâce au travail des nombreux archivistes qui m’ont précédée, la collection des documents des Archives créés par les femmes et au sujet des femmes était étendue, et j’ai eu le privilège de travailler avec un bon nombre des organismes, des femmes et de familles dont les documents forment cette collection. Et d’acquérir aussi de nouveaux documents.



« S’il est difficile de faire un choix parmi les nombreux documents sur lesquels j’ai travaillé aux Archives, il y en a un en particulier que je n’ai jamais oublié pendant toutes ces années. Il s’agit d’un petit journal semblable à beaucoup d’autres – contenant des entrées pour la période du 1er janvier 1901 à la mi‑août de la même année – qui s’est retrouvé de façon détournée aux Archives.



« Les journaux, les paquets de lettres, les albums de photos et les albums de coupures soigneusement compilées doivent parfois leur préservation à l’action d’un intermédiaire. Dans ce cas‑ci, c’est un bénévole d’un musée de la Colombie‑Britannique qui a reçu le journal d’un marchand de livres dans les années 1960. Le marchand l’a trouvé dans une boîte de livres qu’il préparait pour la vente. Comme le journal n’avait pas de valeur monétaire, il l’a donné à son amie, qui l’a gardé en lieu sûr pendant près de quarante ans. Soucieuse de sa préservation future, elle a demandé conseil au conservateur d’un musée où elle travaillait comme bénévole. Ce dernier a examiné le journal et a envoyé un courriel aux Archives du Manitoba en raison de son contenu. Le journal d’Annie M. Laycock, âgée de 19 ans, est finalement retourné à Winnipeg.



« Annie commence son journal ainsi : ‘J’ai quitté Minnedosa pour Winnipeg, afin de fréquenter l’école normale pour obtenir un brevet de deuxième classe.’ Pendant son séjour à Winnipeg, l’école normale provinciale, où les futurs enseignants recevaient leur formation, se trouvait à la Mulvey School, juste à l’ouest du Wesley College (méthodiste), du Manitoba College (presbytérien), du St. John’s College (anglican) et du centre‑ville de Winnipeg. Toutes ces écoles, y compris un collège de médecine et un institut pharmaceutique, de même que des installations récréatives comme des patinoires et des théâtres, sont mentionnées dans le journal d’Annie quand elle parle de ses engagements sociaux et culturels. Peut‑être que c’est relativement à ces expériences qu’elle a pensé inclure ce petit poème, intitulé « Manitoba College Latin », à la dernière page de son journal :

Boysibus kissibus sweetie girlorum

Girlibus likibus, wantee some morum

Kisses so laudibus, wake old manorum

Boysee get kickibus through the front doorum

Journal
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Archives of Manitoba, Annie M. Laycock diary, 1901, P6001/13.

« Bien qu’il soit bref, le journal d’Annie contient des renseignements considérables sur les activités quotidiennes ou hebdomadaires de l’école normale et la façon dont une jeune femme dans une position de privilège relatif pouvait se divertir à Winnipeg vers 1901 – alphabétisation, patinage aux patinoires Wesley ou McIntyre et rencontres musicales. Il donne aussi un aperçu de la vie familiale des familles qui prenaient des étudiants ou étudiantes en pension, et des conséquences funestes de maladies comme la typhoïde et la diphtérie, qui étaient alors répandues dans la ville. Dans ses entrées de journal, Annie révèle la vie sociale active de ses contemporains, qui formaient un groupe bien instruit de jeunes hommes et de jeunes femmes qui venaient dans la ville pour recevoir une formation, puis retournaient chez eux enrichis de ce savoir. Quant à Annie, son journal indique qu’elle avait l’intention d’accepter un poste d’enseignante à la Runnymede School, près d’Oak Lake, au Manitoba, à un salaire de 425 $ par année. C’est là que nous la quittons.



« Bien qu’il contienne peu de détails personnels, le journal d’Annie donne suffisamment de renseignements à son sujet pour amener le lecteur à se demander qui elle était et ce qu’elle est devenue. Me guidant sur les indices du journal, j’ai découvert que son père était un pasteur méthodiste. Les registres paroissiaux montrent qu’il a pris sa retraite à Vancouver, où il est décédé en 1921. Son article nécrologique révèle qu’Annie était alors mariée et vivait à London, en Ontario. Son mari, le docteur Benjamin Keillor, était médecin légiste au bureau du Soldier’s Resettlement and Pension Board, à London. En 1928, le nom des Keillor a disparu des annuaires de la ville de London, puis est apparu brièvement à Ottawa, où avait déménagé le Soldier’s Resettlement and Pension Board. Les Keillor ont déménagé plus tard à Vancouver, où Annie est décédée en 1972. Il semble qu’elle n’ait laissé aucun autre document. »



Texte original reçu en anglais.

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