Les mythes sur le cannabis

Les cinq mythes les plus courants :

1er mythe — Le cannabis ne crée pas de dépendance.

Faux.

Environ une personne sur onze (9 %) développe une dépendance au cannabis. Le risque est presque deux fois supérieur si l’on commence à consommer du cannabis lorsqu’on est adolescent ou jeune adulte. De même, si l’on commence à utiliser du cannabis plusieurs fois par semaine, le risque de développer une dépendance augmente et se situe entre 25 et 50 %.

Si vous ou l’une de vos connaissances êtes aux prises avec des problèmes de dépendance, veuillez communiquer avec le Service centralisé d’aide aux jeunes alcooliques et toxicomanes : 1 877 710-3999, ou le service d’aide contre les dépendances du Manitoba en composant le 1 855 662-6605.

2e mythe — Tout le monde utilise du cannabis.

Faux.

Au Manitoba, 55 % des habitants ont essayé le cannabis à un moment donné de leur vie. Cependant, en 2017, 80 % des Manitobains ont signalé ne pas avoir consommé de cannabis au cours de l’année.

3e mythe — On a le droit de conduire lorsqu’on utilise du cannabis.

Faux.

De nombreuses études scientifiques montrent que l’utilisation du cannabis peut doubler le risque d’être impliqué dans un accident de voiture. Le cannabis reste dans le corps même après que vous cessez d’en ressentir les effets. Vos facultés peuvent tout de même être affaiblies pendant des heures après que vous ne ressentez plus d’état d’euphorie. Si vous avez consommé du cannabis, la décision la plus sage est de ne pas conduire jusqu’au lendemain. En cas de consommation fréquente de cannabis, il est possible que les niveaux de cannabis constamment présents dans votre corps rendent la conduite illégale, même si vous ne sentez pas que vos facultés sont affaiblies.

Il est illégal de conduire un véhicule automobile en ayant les capacités affaiblies par la drogue, y compris le cannabis. Les personnes qui le font peuvent être accusées d’une infraction et risquent des pénalités en vertu du Code criminel, et peuvent également se voir imposer des sanctions, comme une suspension du permis de conduire, en vertu du Code de la route. Il est important que les conducteurs, y compris ceux inscrits au programme de marijuana à des fins médicales, fassent attention de ne pas prendre le volant si leur capacité de conduire est affaiblie par la drogue; autrement, ils risquent d’entraîner des blessures ou même la mort pour eux-mêmes et d’autres personnes et pourraient faire face à de sérieuses conséquences juridiques.

4e mythe — La rétention prolongée de la fumée de cannabis dans les poumons augmenterait les effets.

Faux.

Il n’existe aucune preuve scientifique pour étayer cette affirmation. Au contraire, la rétention prolongée de la fumée dans les poumons est susceptible d’augmenter les dommages causés aux poumons. Si vous fumez ou vaporisez du cannabis, il est préférable d’exhaler et de ne pas retenir la fumée dans les poumons pendant un certain temps.

5e mythe — On ne peut faire une surdose de cannabis

Faux.

Il n’y a pas de décès attribuable directement à la consommation de cannabis, néanmoins il est possible de faire une surdose et d’être physiquement malade (nausée, vomissement) et d’éprouver une anxiété extrême, de la paranoïa et une psychose à court terme (perte de contact avec la réalité). Ces effets peuvent mettre plusieurs heures à se dissiper, en fonction du mode de consommation du cannabis. Le risque de surdose est particulièrement élevé si vous consommez des produits à base de cannabis faits à la maison, car il n’est généralement pas possible de mesurer exactement votre dosage.

Consultez immédiatement un médecin en cas de surdose si vous éprouvez une douleur thoracique, des crises de panique ou des convulsions. En cas de symptômes mineurs, téléphonez au Centre antipoison (1 855 776-4766 ou 1 855 7POISON), Health Links—Info Santé (204 788-8200 ou 1 888 315-9257 sans frais) pour obtenir des conseils 24 heures sur 24.